Communiqué de la FSU 65 et de la FCPE 65 sur la réouverture des établissements scolaires :

Attention, il s’agit d’un projet, ce n’est pas le texte définitif :

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Attention, il s’agit d’un projet, ce n’est pas le texte définitif :

Compte-Rendu CHSCTSD 65 FSU du mercredi 29 avril 2020

Présents pour l’administration :

-Mme Goncet, Secrétaire Générale, Mme Barrau, ISST, F. Audevard et S.Darré, conseillers de Prévention ( Absence de M. Aumage et du médecin Mme Marie George)

Présents pour les personnels :

-UNSA : L. Talavéra et F.Vidal

-CFDT : V. Duprat, P. Boyer

-CGT : F.Marfaing

FSU : S.Jaffiol, R.Lambert,C. Gourbier, V.Duran

 

  • Le DASEN était absent (réunion avec le Recteur), Madame la Secrétaire Générale a présidé la séance qui s’est encore déroulé avec des problèmes techniques majeurs (pataquès son et image)

  • Suite aux annonces du premier ministre, des «doctrines » vont nous parvenir( doctrine d’accueil, doctrine sanitaire, doctrine pédagogique)

  • Présentation : 3 doctrines (sanitaire, accueil, pédagogique), mais le détail n’arrive que le 1er mai. Doctrine sanitaire qui s’appuie sur les préconisations du conseil scientifique (en partie seulement). Contacts vers directeurs et parents.

  • Tout au long de la séance, Madame la Secrétaire Générale ne manquera pas de faire remarquer, se voulant rassurante, que les préconisations sanitaires pour la réouverture des établissements scolaires suivront à la lettre celles formulées par le Conseil Scientifique(le ministère est en train de réduire le nombre de m² par enfant on passe de 4 à 3). La FSU lui fera remarquer que la première préconisation du Conseil Scientifique était de ne pas rouvrir les établissements scolaires avant septembre et qu’il aurait fallu commencer à suivre celle-là, les suivantes étant émises en désespoir de cause !

  • « Pré-rentrée » des écoles le 11 mai (enseignants, AESH, ATSEM) puis rentrée progressive de façon pragmatique en fonction des conditions spécifiques de chaque école. Réunions DASEN avec intéressés en ce moment.

 

  • A l’heure d’aujourd’hui l’IA n’a pas réponse à toutes les questions.

 

  • Masques : Le 6 et le 7 les masques arriveront dans les circonscriptions : pour enseignants et élèves au besoin (uniquement pour les enfants présentant des symptômes ou élèves à besoin particulier). Le département dotera les élèves des collèges et profs de masques. Idem lycées plus tard (régions). Tutoriels pour informer personnels et élèves…

  • Masques jetables dans un premier temps

 

  • Cantines : en fonction des locaux (à la table/horaires aménagés/faibles effectifs pour maintenir le périmètre de distanciation…)

 

  • Nettoyage des locaux :on ne parle plus de désinfection mais de nettoyage approfondi (dont rampes, interrupteurs, poignées de portes…).

 

  • Prise de température des élèves à prévoir. A ce jour on ne sait pas qui fournira le matériel pour prendre la température des élèves à distance pour les écoles ( mairie, DSDEN?)

 

  • Pas d’obligation pour les parents de mettre leurs enfants à l’école (volontariat) ; possibilité de priorités.

 

  • Gérer l’accueil : marquages au sol, horaires décalés, groupes différenciés, appel aux animateurs du périscolaire pour la mise en place des groupes.

 

  • Transports : distanciation aussi. A mettre en œuvre selon le protocole à venir

 

  • Ce n’est pas une « rentrée » mais une réouverture progressive des établissements. Nous avons insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un retour de vacances, les enseignants étant en travail à distance…

 

  • Comment assurer le mètre de distanciation sociale avec 15 élèves en classe ? Groupes à moins de 15 possibles? Le retour d’expérience des enseignants volontaires auprès des enfants des personnels soignants nous apprend que la distanciation est impossible toute une journée même avec de 8 élèves de primaire pour deux enseignants … Possibilité de mixer présentiel et travail à distance ? Intervalles ?

 

Secrétaire Générale : les effectifs des groupes d’élèves devront être adaptés aux locaux, ce qui signifie que 15 est le maximum ; elle rappellera tout au long de la séance que l’administration fera preuve de souplesse sur l’adaptation que les équipes proposeront en fonction des conditions matérielles d’accueil beaucoup d’adaptations possibles pour les élèves , par exemple les élèves accueillis ne le seront pas forcément toute la journée, on peut imaginer un accueil par demi journée ou par journée ou une semaine sur deux… (le ministre s’étant prononcé pour des journées entières); les personnels reprennent en présentiel aux horaires habituels mais certains enseignants (fragilités, quarantaine…) devront continuer l’enseignement à distance ; idem pour les élèves avec un appel au civisme de tous pour éviter la contamination

Pour la FSU, assurer pour un enseignant le présentiel et le distanciel est inacceptable . Nous proposons d’aménager le temps des enseignants en présentiel afin qu’ils puissent assurer leur travail à distance sur leur temps de service et pas en plus. Malgré notre insistance à avoir une réponse claire à ce sujet la Secrétaire Générale nous explique qu’une organisation devra être faire sur chaque école.

La question des collèges a été peu abordée (sans doute plus lointaine dans le temps), la FSU a quand même pointé le peu de personnels de service pour assurer le nettoyage .Le problème présentiel + distanciel est le même qu’en primaire.

  • Risque biologique : retour sur le DUER (risque biologique), la responsabilité des enseignants peut être impliquée. Il faudra s’en prémunir. Il faut rompre et détecter la chaîne de transmission (virale dans ce cas). Inspecteur ISST qui insiste sur l’appel aux assistants de prévention. Les personnels doivent être formés ! Quid de la désinfection après chaque utilisation ? Il faut renseigner les mesures dans le DUER.

ISST : impossible de former les gens en moins de 15 jours, mais communiquer les protocoles.

SG : le calendrier nous contraint.

Mais les agents sont peu nombreux, difficiles à remplacer, et en demande de formation. Comment faire dans certains collèges, même s’il n’y a que les 6° et 5° de présents. Problème difficile en école, sans doute insurmontable en collège. Demande de personnels supplémentaires et d’un hygiéniste.

ISST : risques et réponses doivent figurer dans le DUER.

SG : question des personnels à l’étude au Conseil Départemental (contractuels à recruter) ; formation au nettoyage qui serait anticipée ; organisation des cours en collège qui ne sera pas l’organisation habituelle.

  • Reprise des cours en présentiel : choix politique avec prise de risques. Personnels et usagers mis en danger.

SG : pense que la reprise en présentiel maintient la sécurité de tous ; taux d’enseignants qui ont assuré les accueils malades inconnu

  • Beaucoup d’interventions sur la question des responsabilités juridiques en cas de problème sanitaire : elle est partagée avec l’employeur, quels moyens ont été mis en place ? Enseignants toujours en première ligne face aux dépôts de plainte éventuels. Maires et collectivités aussi.

  • Remarque FSU : notre employeur nous fait prendre des risques et devra être tenu responsable de tout incident. La FSU déplore que les directeurs et les directrices d’école soient contraints de porter une éventuelle responsabilité en cas d’infection d’élève ou de son entourage entraînant un décès et un dépôt de plainte.

SG : la faute détachable du service, notion toujours d’actualité. Il faut mettre en œuvre les protocoles.

  • La cacophonie gouvernementale est relevée, préjudiciable à tous.

SG : les lignes directrices restent les mêmes, donc pas de cacophonie.

  • Garde d’enfants des enseignants ? Femmes enceintes ?

SG : pas de cadre écrit ; accueil dans l’école habituelle ou centres d’accueil des enfants des soignants ( ?)

Pour les enseignants ne souhaitant pas mettre leurs propres enfants à l’école ( dans le cadre du «  volontariat »), Mme La Secrétaire Générale nous répond qu’ils devront trouver un autre moyen de garde.

3° trimestre de grossesse : pas de reprise en présentiel.

  • Notes de période de confinement : question éludée. Mais impact sur le sens du métier et sur les RPS.

  • Pour l’instant, pas de droit au chômage partiel pour garde d’enfants dans la fonction publique. Logique : on est payé

  • Droit de retrait ?

Pas de réponse claire. Si les conditions de sécurité ne sont pas réunies : il faut alerter (1) et trouver une solution temporaire plus satisfaisante (2).

  • Distanciation physique impossible en maternelle, voire en primaire.

  • La FSU fait remarquer que le plan de prévention ministériel en cas de pandémie grippale préconise le port de masques FFP2 en cas de réouverture des établissements scolaires : on est loin du compte, puisque de simples masques chirurgicaux seront mis à disposition des personnels et pour les élèves …mais uniquement à partir du collège pour ceux-ci!

 

  • Proposition d’avis soumis au vote : 2, 3 ou 4 élèves par enseignants. Base d’un WC par élève proposé par la FSU non retenu. Calcul strict par rapport à la surface des locaux demandé ? Imposer deux personnels en maternelle en attente de réponse ?

Manque criant du protocole à l’heure d’aujourd’hui.

CTSD extraordinaire demandé par les représentants syndicaux.

Le CHSCT vote un avis préconisant que dans chaque école et chaque établissement un protocole très précis soit mis en place en déclinaison du protocole sanitaire national ( nombre de toilettes en lien avec le nombre d’élèves, thermomètre, procédure de nettoyage…).L’information et la formation préalables des personnels à ce protocole sont demandées. Cela doit être inscrit dans le DUER de chaque école et eple et les personnels doivent être informés de la possibilité d’utiliser le RSST pour signaler tout manquement à ce protocole. Protocole devra être présenté et validé dans les conseils d’école et CHS».

Vote à l’unanimité.

Clôture SG.

le 11 mai, c’est non !

 

Après le discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation nationale confirme l’impréparation du gouvernement sur un retour de l’école le 11 mai, une date qui n’est validée par aucune autorité médicale, rappelle le SNUipp-FSU. Pour le syndicat, l’école ne peut pas être le terrain de jeu du déconfinement et ne reprendra pas le 11 mai.

Après le discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation nationale a décliné son plan de réouverture par voie de presse. « Sans aucun protocole national sanitaire strict à cette heure, il renvoie les décisions et donc les responsabilités aux équipes d‘écoles et aux collectivités territoriales », constate le SNUipp-FSU dans un communiqué publié le 29 avril.

« Alors que les regroupements ne seront autorisés que jusqu’à 10 personnes dans l’espace public, il y aura 15 élèves par classe et donc 16 à 18 personnes selon le nombre d’adultes présents dans chaque classe. Tout cela dans des salles de classe de 50 m2 alors que la Belgique, par exemple, prévoit dans le même temps des normes de 4m2 par élève et 8m2 par adulte… », indique le syndicat qui ajoute que « s’appuyer sur l’impératif de justice sociale alors que la continuité pédagogique prônée avec force par le ministre de l’Éducation nationale n’a fait que renforcer les inégalités scolaires relève du cynisme ».

Quand c’est flou …

Jean-Michel Blanquer indique dans ses interviews que toutes les écoles devront informer les familles des modalités de retour dans les écoles entre le 4 et le 7 mai, alors même que pour l’heure rien n’est très clair entre les discours au sommet de l’État et les déclinaisons que les rectorats et les IEN tentent de faire, notamment pour les élèves qui doivent être prioritairement accueillis.

Le ministre ose même évoquer « une personnalisation du parcours de l’élève dans un cadre de fréquentation de l’école non obligatoire et en ne sachant pas combien d’enseignants seront véritablement disponibles », s’inquiète le SNUipp-FSU. Et d’ajouter qu’ « aucun pays en Europe ne traite le processus de déconfinement de l’école avec autant de légèreté ».

Le syndicat constate que « le gouvernement a clairement fait le choix de redémarrer la machine économique, en proposant aux plus jeunes élèves de retrouver les premiers les chemins de l’école, alors que la proximité y est plus grande et le respect des gestes barrières plus difficilement applicable ». Il semble également selon les interventions du ministre qu’il n’y aurait pas de distinction établie entre les départements « rouge et vert » pour les écoles.

Le SNUipp-FSU, réclame à nouveau « un cadre national de réouverture des écoles validé par les autorités scientifiques et médicales et le temps nécessaire pour engager un travail entre les enseignants, les parents et les élus afin de le décliner localement et le soumettre à l’approbation des conseils d’école ».

Aussi, le syndicat a pris soin de déposer une alerte sociale à compter du 11 mai et, afin d’éviter tout retour précipité, il accompagnera les enseignants et enseignantes sur les modalités d’usage du droit de retrait et du droit d’alerte.

COMMUNIQUÉ DU SNUipp FSU

L’école le 11 mai, c’est clairement prématuré !

Les annonces du Premier ministre n’ont pas rassuré. Sans tenir compte de l’avis du Conseil scientifique, le gouvernement envisage une rentrée progressive des écoles dès le 11 mai sur la base du volontariat des familles avec le seul maigre garde-fou sanitaire de masques pour les personnels.

S’appuyer sur l’impératif de justice sociale alors que la continuité pédagogique prônée avec force par le ministre de l’Éducation nationale n’a fait que renforcer les inégalités scolaires relève du cynisme. Avec des groupes de 15 élèves, alors que les rassemblements publics sont limités à 10 personnes, tout en poursuivant l’accueil légitime et solidaire des enfants des personnels soignants, les conditions de respect de la distanciation sociale ne seraient pas remplies.

Et comment expliquer que ce sont les plus jeunes élèves qui retrouveront les premiers le chemin de l’école, si ce n’est pour satisfaire à la volonté de reprise de l’activité économique ?

Pourtant seuls des impératifs de santé publique doivent guider le processus de déconfinement, global comme scolaire. Une réouverture, même progressive, des écoles dès le 11 mai est beaucoup trop prématurée et se heurterait au réel en termes d’équipement sanitaire, d’exiguïté de nombreuses salles de classes, d’inégale capacité de financement des communes, d’inconnues sur le nombre de personnels disponibles…

La réouverture des écoles ne peut se faire qu’en respectant une série de conditions clairement identifiées pour ne pas mettre pas en danger l’ensemble de la société en prenant le risque d’une seconde vague épidémique.

Le SNUipp-FSU exige donc l’élaboration d’un cadre national de réouverture des écoles, validé par les autorités scientifiques et médicales, pour engager ensuite un travail en prenant tout le temps nécessaire avec les enseignants, les parents et les élus pour le décliner localement et le soumettre à l’approbation des conseils d’école.

Par ailleurs, le volontariat des familles est une annonce démagogique pour flatter l’opinion publique qui renvoie la responsabilité aux parents. Ce volontariat est un luxe que tous ne peuvent pas s’offrir. Et évoquer le volontariat sans préciser qui cela concerne rajoute de l’incertitude à l’inquiétude.

Le SNUipp-FSU s’oppose à cette décision précipitée qui fait prendre de graves risques en terme de santé publique. Il faut acter que les écoles ne seront pas prêtes le 11 mai et que la sortie du confinement scolaire nécessite du temps.

Paris, le 28 avril 2020

Communiqué après l’avis du conseil scientifique

24 avril 2020 : courrier de la FSU au Ministre :

Il n’y a plus de temps à perdre

Le ministre de l’Education nationale s’est exprimé mardi 21 avril devant la représentation nationale en proposant quatre scenarii de réouverture des écoles, établissements et services, ces annonces ont eu lieu alors qu’un CHSCT ministériel se tenait l’après-midi même, CHSCT au cours duquel aucun protocole ni plan de prévention des risques sanitaires n’a pu être proposé à la discussion.
La FSU se dit très inquiète à l’issue de ces annonces et à la suite de cette réunion quant au niveau d’impréparation du ministère. Aucune réponse concrète n’a été apportée sur l’ensemble des questions posées par les représentant.es des personnels, que ce soit au sujet des mesures sanitaires à mettre en œuvre ou de l’organisation du travail des personnels. En effet, un nombre considérable d’actions sont nécessaires avant même de penser à l’organisation pédagogique des écoles et établissements. Aborder la nouvelle période inédite qui s’annonce, quelle qu’en soit la date, ne peut pas s’improviser ou se
réinventer localement.

Alors que dans ses interventions le ministre martèle que la sécurité sanitaire doit primer, le ministère ne semble pas, pour l’heure, être en mesure de produire un protocole national.
Pour la FSU, celui-ci doit comprendre des consignes relatives à l’hygiène et à la protection sanitaire (masques, gel, politique de dépistage…), des garanties quant au petit nombre (10 maximum) d’élèves accueillis dans une classe, mais doit aussi donner un cadre strict de réorganisation et de préparation des locaux, de tous les espaces et de tous les postes ou situations de travail. Il doit prévoir des actions de prévention, deformation et d’information, une planification des actions dans le temps. Comment s’organisera, pour les enseignant.es présent.es sur site, le travail avec le reste du groupe classe ?
Quelle sera la situation administrative de celles et ceux qui ne pourraient reprendre du fait de leur état de santé ? Comment s’envisage la gestion de leurs élèves ? Seront-ils accueillis par d’autres enseignant.es ? Poursuivront-ils à distance ? Quel sera le protocole à suivre en cas de suspicions de contamination au Covid-19 ?…

D’ores et déjà, un renfort en personnels sera nécessaire pour assurer le service public d’éducation. Le ministre prend-il la mesure des tâches à accomplir pour évaluer précisément les risques ?
Pour la FSU, les conditions sanitaires devront être définies en s’appuyant sur l’expertise médicale d’organisations comme l’OMS, l’INSERM ou encore l’Académie de médecine. Ces conditions ne seront pas négociables. Pour le ministère, là où les conditions ne seraient pas réunies, il ne pourra y avoir d’accueil des élèves. Il y a nécessité à ce que le ministre explique à quel niveau la décision sera prise. A compter du déconfinement, un temps sera nécessaire, aux équipes pour réfléchir aux conditions d’accueil des élèves et aux moyens nécessaires pour y parvenir, pour réorganiser les locaux si besoin, mais également pour un contact nécessaire avec les familles afin d’expliquer l’organisation qui sera mise en place. Un cadrage national de reprise d’activité est nécessaire pour éviter que les équipes ne subissent des pressions locales inappropriées. De même, les consignes qui seront données aux enseignant.es concernant l’activité en présentiel ne doivent pas être des injonctions mais permettre l’exercice de la liberté pédagogique, sans pression, sans évaluation, sans tentative de rattraper quoi que ce soit.« Tout reste à faire », a rappelé le ministère au cours de l’instance, « avec les CHSCT » a précisé la FSU ! Il n’y a plus de temps à perdre…
Le 24 avril 2020

 CR

Compte rendu FSU CHSCTSD65 du jeudi 23 avril 2020

Spécial Covid 19

Présents pour l’administration :

Monsieur Aumage,Inspecteur d’Académie, Mme Goncet, Secrétaire Générale

-M. Audevard et M. Darré, conseillers de prévention

-Dr George, Mme. Barrau, I.S.S.T.,

Présents pour les représentants des personnels :

UNSA (2) : Mmes Vidal et Talavera

CFDT (2): M.Boyer,Mme Duprat

FSU (4) : Mme Lambert, Mme Gourbier, M . Jaffiol, Mme Duran

  • Déclarations liminaires FSU et CFDT, questions UNSA. Nombreuses interrogations.

  • Point IA-DASEN le CHSCT d’aujourd’hui est un point d’étape, prochains CHSCT les deux mercredis suivants

Présentation IA-DASEN :

  • Moindre fréquentation des écoles et collèges semaine dernière (40 enfants en moyenne), dotations de masques effective. Maintenant 80 enfants : de 2 à 30 enfants selon les sites.Ouverture cette semaine du collège de Loures Barousse. Stock de masques mis à jour régulièrement (distribution toutes les semaines). Estime que la situation sanitaire est bonne. Remerciement de tous ceux qui participent à ce dispositif.

  • Continuité pédagogique : beaucoup de relations et de réunions en visio avec les chefs d’établissements et inspecteurs de circonscription . Le DASEN nous annonce qu’il prévoit des réunions en visio conférence avec tous les directeurs d’écoles la semaine prochaine afin « d ‘instaurer un temps d’échange et de dialogue». Ces réunions seront organisées par circonscription

  • Préparation de la reprise progressive : temps de travail avec les différents responsables du département… Dans le cas des collèges, les locaux seront « remis en état » sur la base des consignes nationales. Echanges IA-DASEN avec les élus municipaux pour bien décliner ces doctrines (surtout les maires). Idem pour la restauration scolaire, dont la reprise est actée. Le Conseil Départemental fera le nécessaire. L’utilisation des espaces sera réfléchie (ex. éviter les files d’attente). Il y aurait une indication ministérielle de 15 élèves par pièces maximum : ça fera partie « doctrines ». Il faut trouver le moyen d’éviter les attroupements d’élèves et mettre en place des circuits de circulation : pas de règle unique mais des adaptations locales.

  • Sur les transports (compétence régionale) :les besoins seront évalués et la fréquence des transports sera adaptée. Observation des consignes nationales.

  • L’ensemble des doctrines sanitaires sera présenté en conseil des ministres mercredi prochain : écoles, périscolaire, collèges, lycées, transports… Le prochain CHSCTSD devrait s’appuyer sur des textes plus précis.

  • Calendrier :

11 mai pour les seuls professeurs dans les écoles  (« prérentrée ») ; reprise le 12 mai des GS, CP et CM2. Les éducateurs territoriaux et intervenants divers pourraient être mis à contribution pour réorganiser la semaine de cours.

Semaine du 11 mai dans le secondaire : semaine de préparation de la reprise (sans élève).

18 mai : 6°,3°, ateliers industriels

Le DASEN a insisté sur le fait que l’objectif était de « tendre vers une généralisation du retour » de tous les élèves le 25 mai.

Les élèves auront classe jusqu’au 4 juillet.

Intervention Dr George sur la question des personnels fragiles :

Ils doivent faire établir un certificat médical par leur médecin personnel, et l’ envoyer au service RH sans précision, pour rester en situation de travail à distance. Possibilité aussi de l’envoyer à son supérieur hiérarchique direct : chef d’établissement ou IEN .Pas d’enquête ni de dossier médical. La liste des cas de fragilité est publiée mais la FSU dénonce qu’il n’y ait pas eu de communication directe de cette liste prévue à tous les personnels. La FSU demande donc à ce que ce soit fait sur les boites mail professionnelles de tous les salariés de l’Education Nationale., en précisant que c’est toujours au salarié à aller à «  la pêche aux infos ». Notre employeur se doit de nous informer.

Pour les personnes à risques vivant sous le même toit qu’un personnel devant reprendre auprès des élèves (conjoints, ascendants, enfants) ? Pas de disposition particulière prévue, mais un certificat peut être établi par le médecin pour demander une autorisation d’absence (avec des règles nationales qui seront précisées plus tard). IA-DASEN demande une grande souplesse dans cette appréciation : grande marge accordée. Accompagner ce certificat d’un courrier expliquant la situation à son supérieur hiérarchique ou au médecin du rectorat.

Le Dr George fera le maximum pour répondre aux situations complexes qui permettront de continuer à travailler à distance…

FSU demande des réunions de prérentrée à effectifs très réduits, plutôt des réunions à distance (visioconférences) + nombreuses autres questions soulevées par la FSU (voir décla). Explique l’angoisse générée par le flou et les annonces contradictoires.

  • Après le 4 juillet : rentrée de septembre « à l’identique » impossible. Les fiches thématiques nationales seront diffusées pour adapter les programmes 2020-2021. Modes de remédiation pendant l’été (séjours d’été) sur la base du volontariat. Ce sont juste des pistes de réflexion pour l’instant. L’objectif de la reprise du mois de mai ne sera pas de terminer le programme cette année, mais de renouer avec les élèves surtout les plus fragiles.

  • Groupes dans les établissements après le 11 mai : cela ne fonctionnera pas forcément en alternance (par semaine ou demi-journée). Pas de schéma unique, pas de règle valable pour tous. Les emplois du temps seront variables et pourront même changer d’une semaine à l’autre. Groupe classe qui ne sera pas forcément la bonne référence dans le secondaire. Le DASEN «fait confiance aux équipes pour faire au mieux». Utiliser les ressources locales du périscolaire : on peut imaginer que certains élèves seront confiés à des animateurs et des éducateurs de la ville par exemple. Mais toutes les écoles n’auront pas les mêmes possibilités. En s’appuyant trop souvent sur les possibilités locales afin d’éviter un cadrage national clair, notre administration n’assure plus l’égalité de tous sur le territoire. Nous retombons dans les mêmes écueils de la réforme des rythmes scolaires où l’offre éducative ne sera plus la même d’une commune à l’autre puisque directement corrélée aux possibilités budgétaires des communes. Pas de « double travail » pour les enseignants (travail à distance ou en présentiel, mais pas les deux pour la même classe).Par exemple on peut imaginer qu’un enseignant d’anglais prennent les élèves d’un autre enseignant d’anglais en télétravail et vice-versa. Pour le primaire, ce n’est pas si simple.Si un instit est en télétravail ces collègues devront prendre ses élèves en classe mais qui préparera leur travail , le corrigera etc. ? Qui prendra en charge le télétravail des élèves des instits en classe et sans les connaître ? Beaucoup de questions encore dont nous espérons avoir les réponses le 29 avril lors du prochain CHSCT.

  • Etudiants BTS : reprise en présentiel prévue dans les lycées (même si programme fini ou examens annulés) ? Cas très différents selon les filières, certes, mais possibilité de reprise absurde sans objectif dans certains cas, dénoncée par la FSU.

  • « Prérentrée » pour le secondaire: pas de scénario unique, les grands messes « n’auront pas de sens », visioconférences possibles (par division, équipe, niveaux…). La règle c’est : préserver la santé et la sécurité de tous. Pour le primaire, le DASEN annonce la journée du 11 mai comme un temps d’échange et d’organisation.

  • Internats, quelle reprise et quand ? Pour l’instant pas de réponse précise. La présidente de région qui a la compétence (tous les internats soint en lycée sauf à Saint Laurent) n’a pas pris de décision pour l’instant.

Pour les collègues, droit de s’absenter pour garde d’enfants tant qu’ils n’ont pas repris l’école? Non pour l’instant, sauf régime habituel des gardes d’enfant malade. Règle nationale des ASA pour tous les salariés en attente. A voir…

Tous les élèves ne sont pas obligés de reprendre. L’assiduité ne devrait donc pas être prise en compte pour l’examen (mise en cohérence demandée par la FSU) Depuis confirmé par le président de la république.

Retour sur la nécessité de communiquer la liste des cas de fragilité : oui, aux chefs d’établissements qui diffuseront aux personnels.

Tests sérologiques des personnels et usagers ? le Dr George « espère » qu’ils pourront être mise en place pour éviter de voir apparaître de nouveaux clusters.

Contrôle des entrées et sorties des écoles établissements ? Doctrines en attente. Rassemblements à éviter. Phrase qui laisse dubitatif devant les gros établissements du secondaire et les écoles avec les familles.

« Vacances éducatives » : certes, mais pas de colonies de vacances scolaires. A voir. On sait que les internats devraient être mobilisés, demande d’école ouverte et de stage de remédiation fin août : sur quelles bases ? On nous répond Fnaca, Aroeven, FOL …

Masques ? Pour tous (y compris élèves) ? Renvoi à la doctrine nationale à venir. Et surtout en fonction des moyens… Grosses, grosses craintes formulées au vu de la gestion antérieure

Les enfants des personnels prioritaires retrouveront l’école le 11 mai. Pour ceux qui relèvent d’une rentrée le 18 ou le 25 : cela dépendra des effectifs recensés et l’IA-DASEN fera appel aux personnels des collectivités si besoin mais il n’ y a pas de réponse définitive pour l’instant.

Taux d’encadrement : que faire si le taux d’encadrement n’est pas respecté? Il est possible que davantage d’élèves que prévu se présente et que les enseignants ne puissent se les répartir sans dépasser le taux d’encadrement ( taux annoncé à 15 non définitif) Nous avons eu connaissance que certains IEN demandaient à réfléchir à des critères de sélection des élèves et des familles . Nous avons rappelé notre opposition à ce que cette responsabilité ne soit confiée aux enseignants des écoles et qu’ils en subissent les conséquences (pressions éventuelles des parents ou des collectivités locales). Ce à quoi le DASEN a répondu que c’est l’IEN qui déciderait, en accord avec le directeur ou la directrice de l’école et la mairie. Nous avons également rappelé qu’un taux d’encadrement unique pour toutes les tranches d’âge n’était pas valable. Rappel aussi : une classe à 36 élèves, une moitié c’est plus que 15 !

Elèves handicapés et AESH : possibilité de retour à l’école sur la base du calendrier dans tous les cas. Mais adaptations nécessaires dans l’accompagnement dans certains cas. Dr George pourra aider à évaluer le risque. Ce n’est pas un cas de maintien à la maison.

Demande de délais supplémentaires pour le calendrier d’orientation. Le DASEN répond qu’il sera assoupli et que le calendrier d’Affelnet va être revu également. Le Dasen a eu une visio avec les psychologues de l’éducation nationale, centrée sur le second degré, orientation et répérage et aide aux personnels pour les élèves décrocheurs.

Matériel en commun pour les élèves. Désinfection ? Nettoyage ? EPS ? Dr George aimerait pouvoir donner des réponses précises. Ce serait mieux si le matériel ne passait pas d’un enfant à l’autre. Eléments à attendre dans la doctrine. Elle a parlé de « danger » pour les échanges de matériel.

Inquiétudes des personnels relayée à plusieurs reprises : les éléments fournis ne nous rassurent pas. Retour sur les protocoles de nettoyage qui devront être très pointilleux. Or les personnels dédiés sont peu nombreux…

Covid 19 maladie professionnelle : réponse nationale claire et précise à attendre.

RPS liés au confinement : possibilité d’appeler médecins de prévention, psy du travail et réseau PASS. Peu d’appels selon Dr George. Etude à mener après le 11 mai.

Procédure à suivre en cas de suspicion de Covid 19 (personnels et élèves) ? Selon Dr George il faut traquer ces situations pour effectuer des tests, mettre en place une enquête prophylactique et proposer des confinements à ceux qui auraient été en contact avec des personnes infectées ( testées ou suspectées), éviter les clusters. Le DASEN signale un protocole de signalement qui existe et qui est appliqué, depuis mars pour le Covid 19. On sait qu’il y a eu des cas en école et en lycée avant le confinement et la communication ne s’est faite que parce que la presse s’est emparée de l’affaire : rappel on connaît plusieurs cas d’enseignants et d’autres personnels qui ont été contaminés, et aucune enquête. La fermeture éventuelle d’un établissement n’ a pas été évoquée. Nous demandons à ce qu’une communication de ce protocole soit faite en ce sens aux personnels et aux familles.

Sébastien Jaffiol, Catherine Gourbier et Véronique Duran pour la FSU 65